FAQ

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Foire aux questions

Qu'est-ce que la relation d'aide?

La relation d'aide est d'abord et avant tout une relation entre deux personnes. Cette relation a pour spécificité d'être aidante pour l'un des protagonistes.

On peut distinguer trois volets principaux à la relation d'aide.

  1. La relation d'aide naturelle
  2. La relation d'aide exercée par des professionnels non thérapeute en contact avec des individus en besoin de support psychologique
  3. La relation d'aide exercée par des thérapeutes avec leurs clients.

Donnons quelques précisions :

Le premier volet consiste en une relation d'aide naturelle qu'une personne peut exercer en présence d'une autre, strictement sur le plan humain, sans formation ni préparation psychologique spécifique, comme la mère qui écoute son enfant ou le professeur qui est attentif aux difficultés affectives de ses élèves.

Le second volet consiste en une relation d'aide plus spécifique dans un cadre de services dispensés à la population dont la pratique est exercée par des non-professionnels ou professionnels spécialisés, certains pouvant utiliser les principes de base de la relation d'aide professionnelle dans le seul but de fournir un soutien relationnel temporaire, cette fois plus centré sur l'écoute du client.

C'est le cas de ceux qui font de l'écoute téléphonique, ou de l'avocat qui, au-delà du légalisme, sait entendre la parfois manifeste souffrance qui accompagne une procédure de divorce.

Mais ce type de relation d'aide ne fait pas l'objet d'une pratique dite professionnelle et ne requiert pas nécessairement une formation spécialisée quoique l'observation nous montre qu'un tel spécialiste qui double sa formation spécifique d'une formation complémentaire en relation d'aide professionnelle déculpe la qualité de sa relation avec son client ou son patient et la qualité de ses services.

Le troisième volet consiste en un acte professionnel basé sur la relation entre un aidant et un aidé qui a pour but d'aider ce dernier :

  1. à devenir libre et autonome,
  2. à trouver son équilibre,
  3. à faire face à ses problèmes avec responsabilité,
  4. à développer sa créativité pour qu'il puisse se réaliser, et réaliser ses objectifs de vie dans le respect du rythme de progression des étapes de son évolution, de ses processus de changement et de son autocréation.

Qu'est-ce que la relation d'aide par l’Approche non directive créatrice (ANDC)?

La relation d'aide par l’ANDC est une approche humaniste créée par Colette Portelance en 1989 et développée dans ses nombreux ouvrages. Cette approche n'est pas seulement centrée sur la personne de l'aidé et sur celle de l'aidant mais aussi et surtout sur le phénomène relationnel.

Colette Portelance considère que les plus grandes souffrances de l’être humain naissent de ses blessures et manques relationnels passés et présents, sur le plan affectif et relationnel et que le pouvoir de l'individu face à ce qu'il a vécu et face à ses manques actuels réside dans sa capacité à se créer, dans sa vie présente, des relations authentiques et satisfaisantes. C'est par des expériences prolongées de relation profonde et authentique qu'un mieux-être s'installe en lui. En ce sens, la relation thérapeutique avec l'ANDC est l'exemple par excellence de ce type de relation. Mais pour favoriser l'apprentissage à la relation profonde par la communication authentique et pour faciliter la création de relations satisfaisantes tant sur les plans personnel que professionnel, la seule connaissance rationnelle de tous les mécanismes qui régissent la relation n'est pas suffisante.

C'est pourquoi l'ANDC fonde l'apprentissage à la relation intime avec soi-même et avec les autres sur l'expérience relationnelle et non seulement sur des théories, des méthodes et des techniques.

Pour en connaitre davantage sur l'ANDC, il faut se référer aux ouvrages de Colette Portelance.


A qui s'adresse la relation d'aide?

De plus en plus de personnes ont recours à la relation d'aide. Le psychologue ou le psychothérapeute ne sont pas les seules options qui s’offrent à quelqu’un qui veut travailler sur lui-même, améliorer sa vie ou ses relations. Faire une démarche personnelle est de nos jours une chose courante. De plus en plus, les tabous tombent à ce sujet. Pas besoin d'être fou ou malade pour demander de l'aide. Beaucoup de personnes, de plus en plus conscientes de leur dimension affective, cherchent un équilibre de vie et s'orientent vers une recherche de globalité. Elles s'occupent davantage de toutes les dimensions de leur être : physique, intellectuelle, affective et spirituelle. La souffrance comme les problèmes de la vie courante auxquels tout individu est amené à faire face au cours de sa vie, autrefois chose courante mais cachée, camouflée, est aujourd'hui davantage montrée comme un état normal, une réaction aux aléas de la vie. Malgré la vie moderne trépidante, un grand nombre de personnes prennent le temps de s'arrêter pour se connaitre, comprendre, saisir de l'intérieur ce qui se passe pour elles et pour améliorer la qualité de leur relations affectives. Dans ce cas, la relation d'aide est tout indiquée. Encore faut-il trouver un thérapeute compétent.


Comment trouver un thérapeute compétent?

Pour devenir un bon spécialiste de la relation d'aide, il faut une formation solide et sérieuse qui s'échelonne sur plusieurs années. La compétence d'un aidant tient au travail qu'il fait sur lui-même autant que de sa formation pratique et théorique. Elle tient aussi à son souci de se ressourcer en permanence.

Il est fondamental pour une personne qui a besoin d'aide de s'assurer que son thérapeute n'est pas un charlatan mais une personne qui a reçu une formation sérieuse dans une institution responsable dont les critères de formation visent d'abord et avant tout la protection du public. La compétence d'un tel thérapeute ne dépend ni de son école de pensée ni de son approche mais de la qualité de sa formation et des exigences qu'il s'impose à lui-même pour assurer l'excellence de ses services.

Toutes les orientations et, conséquemment, toutes les approches ont leur valeur et leur efficacité. Mais toutes ne conviennent cependant pas à tous. En plus d'avoir à dénicher un thérapeute compétent, encore faut-il se sentir bien avec son approche en plus de l'être avec lui comme personne. Il importe de s'informer afin de trouver ce qui nous convient le mieux. Rien n'est plus vrai et plus juste que ce que nous ressentons au coeur de nous-même et il importe de ne pas donner à son thérapeute le pouvoir sur notre vie. Le thérapeute ne doit pas non plus devenir une béquille. Il se doit d'être celui qui permet la connaissance et l'acceptation de soi, l'équilibre, la libération intérieure, l'autonomie, l'autocréation et le développement de la créativité.


La relation d'aide par l’ANDC est-elle une psychothérapie?

Depuis le 21 juin 2012, au Québec, la Loi 21 encadre le titre de psychothérapeute et l’acte de psychothérapie. La relation d’aide par l’ANDC se distingue d’une psychothérapie, puisque cette dernière est, par définition, un traitement psychologique, ce que notre intervention n’est pas. Nous ne traitons ni maladie, ni problème de santé mentale, ni symptôme, ni rigidité psychique; nous ne faisons pas non plus d’évaluation. Notre pratique, qui est tout à fait conforme et légale, s’inscrit à l’intérieur des interventions non-réservées décrites dans cette Loi, interventions qui s’apparentent à de la psychothérapie mais qui n’en sont pas. Nous accompagnons nos clients dans les difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie courante au niveau de leur relation à eux-mêmes et de leur relation aux autres dans le but de les soutenir dans les difficultés qu'ils rencontrent tout en les aidant à bâtir des stratégies relationnelles satisfaisantes pour eux. Le thérapeute qui intervient avec l’ANDC est un spécialiste des relations, de la communication et du développement personnel et il offre un soutien professionnel favorisant chez ses clients le développement de l’amour de soi, du respect de soi, de la confiance en soi, de l’autonomie, de la liberté et la prise du pouvoir sur leur vie ainsi que l’amélioration de leurs relations affectives. Le thérapeute qui intervient avec l’ANDC est un spécialiste qui, sans se cacher derrière ses connaissances et ses expériences et tout en restant le thérapeute, demeure avant tout un être humain qui vit la relation d'aide comme une relation humaine.


La relation d'aide par l’ANDC est-elle conforme à la Loi 21?

Oui, la relation d’aide par l’ANDC est conforme à la Loi 21.

Les diplômés du CRAM peuvent pratiquer en toute légalité.

La loi 21 modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines a été adopté en juin 2012. Elle redéfinit les champs d'exercice de plusieurs des professions de la santé mentale et des relations humaines. Au nombre des changements importants apportés par la loi, il faut compter l’encadrement de la psychothérapie (dorénavant réservé) et la définition des actes non réservés, dans lesquelles se situe la relation d’aide telle qu’enseignée et pratiquée au CRAM. Cette Loi permet d’assurer la protection du public en disqualifiant les intervenants n’ayant pas de formation adéquate ni les compétences requises. Nous accueillons favorablement la mise en vigueur de cette loi qui distingue bien les champs de pratique de chacun et nous donne une place de choix, celle qui nous ressemble vraiment. En effet, la relation d’aide par l’ANDC pratiquée dans son essence correspond clairement aux interventions non-réservées.

La liste des interventions non réservées, telles que stipulés dans la Loi, ne constituent pas de la psychothérapie, bien qu’elles s’en rapprochent. Notre pratique de la relation d’aide par l’ANDC se situe à l’intérieur des définitions des interventions non réservées suivantes :

-La rencontre d’accompagnement, qui vise à soutenir la personne par des rencontres, qui peuvent être régulières ou ponctuelles, permettant à la personne de s’exprimer sur ses difficultés. Dans un tel cadre, le professionnel ou l’intervenant peut lui prodiguer des conseils ou lui faire des recommandations;

-L’intervention de soutien, qui vise à soutenir la personne dans le but de maintenir et de consolider les acquis et les stratégies d’adaptation en ciblant les forces et les ressources dans le cadre de rencontres ou d’activités régulières ou ponctuelles. Elle implique notamment de rassurer, prodiguer des conseils et fournir de l’information en lien avec l’état de la personne ou encore la situation vécue;

-L’intervention conjugale et familiale, qui vise à promouvoir et à soutenir le fonctionnement optimal du couple ou de la famille par l’intermédiaire d’entretiens impliquant souvent l’ensemble de ses membres. Elle a pour but de changer des éléments de fonctionnement conjugal ou familial qui font obstacle à l’épanouissement du couple ou des membres de la famille ou d’offrir aide et conseil afin de faire face aux difficultés de la vie courante;

- Le coaching, qui vise l’actualisation du potentiel par le développement de talents, ressources ou habiletés de personnes qui ne sont ni en détresse ni en souffrance, qui expriment des besoins particuliers en matière de réalisations personnelles ou professionnelles.

Ce qui distingue notre pratique de la psychothérapie, c’est que nous ne faisons aucun traitement psychologique et que notre travail ne va pas au delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien.


Que signifie être directif?

Être directif sur le plan de la relation d'aide, c'est contrôler les sentiments, les émotions, les désirs, les besoins affectifs de l'autre par des conseils, des interprétations, des jugements. C'est pourquoi, la relation d'aide par l'ANDC, si elle repose sur la dialectique de la directivité au niveau du contenant, se veut non-directive au niveau du contenu. Le contenu, qui doit être le plus possible accueilli par l'aidant sans jugement, sans conseil, sans moule préétabli, comprend les sentiments, les émotions, les goûts, les besoins, les opinions, la façon de vivre et d'être aidé. Être non directif sur ce plan, c'est donner à l'autre le droit et la possibilité d'être lui-même dans le respect de soi. C’est lui permettre de s’épanouir dans son unicité profonde, de construire sa confiance en lui-même, de faire grandir l’amour de lui-même et sa liberté d’être.

Le contenant, par contre, c'est ce qui donne une forme au contenu, ce qui lui donne un corps, une unité, une cohérence. Il comprend, entre autres, les contraintes de temps et d'espace, les consignes, les structures, les règles, les exigences de l'approche, ses limites et ses méthodes.

L'aidant par l’ANDC est donc d'abord et avant tout un être humain sensible et authentique, à l'écoute de sa vérité profonde et de celle de l'aidé tout en restant en mesure de s'assumer comme thérapeute et conséquemment comme autorité par un contenant clair et structuré.


Dans quel contexte une relation d'aide par l’ANDC s'effectue-t-elle?

La relation d'aide par l’ANDC s'effectue dans le cadre de rencontres individuelles ou de rencontres de couples en consultations privées, ou encore de rencontres en groupe sous forme d'ateliers ou de formation professionnelle. Elle ne se déroule pas dans un climat de provocation ni de confrontation, mais dans une atmosphère de respect de soi et des autres, d’écoute empathique et d’authenticité, qui se caractérise par la présence chaleureuse de l’intervenant.


Quelle expérience faut-il pour devenir thérapeute?

Pour devenir thérapeute par l’ANDC, il faut l'expérience du travail sur soi, l'expérience d'une thérapie individuelle personnelle, une formation solide d'un minimum de 1250 heures à la relation d'aide par l'ANDC et une expérience pratique de deux ans sous supervision.


Faut-il une formation universitaire en psychologie pour faire de la relation d'aide par l’ANDC?

Non, pas nécessairement.

La formation à la relation d'aide par l’ANDC et la formation universitaire en psychologie sont deux formations de haut niveau mais différentes et complémentaires. La première est une formation spécialisée en relation d’aide alors que la seconde est une formation spécialisée en psychologie.

La formation à la relation d’aide par l’ANDC, qui est d’un minimum de 1250 heures sur 3 ans et qui exige de l'étudiant une thérapie individuelle personnelle tout au long de la formation, est centrée sur l'approfondissement de la connaissance de soi et des autres, l’intégration des connaissances théoriques sur le comportement humain, l'apprentissage pratique supervisé de la relation d'aide individuelle, de couple et de groupe auxquelles s'intègrent des techniques multiples et des techniques spécialisées de la non-directivité créatrice. Afin d'assurer des services de qualité à leur clientèle, les thérapeutes par l’ANDC doivent poursuivre chaque année, même après la fin de leur formation, une thérapie individuelle ponctuelle et se soumettre annuellement à un ressourcement obligatoire.

La seconde formation, celle du psychologue, demande un baccalauréat et un doctorat en psychologie et elle exige rarement une démarche personnelle de travail sur soi. Elle est centrée sur la compréhension du comportement humain ainsi que sur l'apprentissage de multiples techniques visant à aider le client à résoudre ses difficultés personnelles ou ses problèmes de santé mentale. Le psychologue-clinicien a suivi des stages supervisés en psychothérapie et peut recourir aux tests psychologiques pour évaluer les capacités intellectuelles, les aptitudes ou les différents aspects de la personnalité de son client et faire des traitements psychologiques pour des troubles mentaux, pour des perturbations comportementales ou pour des problèmes entrainant des souffrances ou une détresse psychologique.


Quelles aptitudes doit avoir un bon thérapeute par l’ANDC?

Un bon thérapeute par l’ANDC doit bien sûr avoir développé des aptitudes d'écoute et d'empathie.

  1. Il doit être capable d'accueillir l'autre sans jugement, dans l'acceptation de ses différences, de ses valeurs, de ses difficultés et ne pas prendre de pouvoir sur son aidé, mais plutôt l’aider à rester autonome et libre d’être lui-même.
  2. Il doit être capable d'être en relation avec son client et de déceler à chaque instant, les déclencheurs, les émotions, les mécanismes de défense qui coupent la relation, de saisir les processus de fonctionnement relationnel de son aidé, etc.
  3. Il doit être capable, par des reformulations pertinentes, de clarifier, de refléter le fonctionnement personnel et relationnel de l'aidé de manière à lui permettre de mieux se comprendre pour mieux se connaître et pour développer de nouvelles stratégies afin d’améliorer sa vie, ses relations avec lui-même et les autres.
  4. Il doit être capable de favoriser chez l'aidé l'acceptation de lui-même, prémisse au changement créateur et au développement de la confiance en soi, de l’estime de soi, de la liberté d’être et de la créativité.
  5. Il doit surtout connaître les mécanismes de la vie affective relationnelle pour être en relation véritable avec son client et pour l'aider à résoudre ses difficultés relationnelles.
  6. Il doit savoir référer son aidé à un spécialiste si la problématique du client dépasse son champ de pratique.

Comment devient-on un thérapeute par l’ANDC?

On devient thérapeute par l’ANDC en suivant la formation de base de 1250 heures au Centre de Relation d'Aide de Montréal à Montréal, Québec ou Gatineau ou encore à l'École Internationale de Formation à l’ANDC à Paris.

Le thérapeute peut ajouter à sa formation de base, des formations spécialisées avancées. Il existe à cet effet plusieurs formations disponibles en régulation professionnelle, en thérapie pour enfant et pour adolescent, en thérapie de couple, en animation de groupe, en accompagnement du deuil, etc.

Le thérapeute diplômé de l’école peut porter le titre certifié de «TRA, Thérapeute en Relation d'AideMD», s’il s’inscrit, au Québec, au tableau de la Corporation Internationale des Thérapeutes en Relation d'Aide du Canada (CITRAC). Les diplômés de l’Europe peuvent s’inscrire au tableau de l'Association Européenne des Thérapeutes en Relation d'Aide selon l'ANDC.


Est-ce que je peux m’inscrire à la formation dans le but de faire un travail sur moi-même sans vouloir devenir thérapeute ?

Tout à fait! Le cours « Améliorer vos relations », l’équivalent du certificat 1 de la formation professionnelle, est tout indiqué puisque la totalité du programme est basée sur la connaissance de soi et le travail sur soi. Le travail sur soi occupe également une place importante, voire primordiale pour la formation du thérapeute par l’ANDC, tout au long des certificats 2 et 3.

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